Dossier analytique
AOD-9604 — dossier fragment hGH(176-191)
Fragment de l'hormone de croissance dépourvu de son domaine de liaison au récepteur.
Identité moléculaire
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Numéro CAS | 221231-10-3 |
| Masse molaire | 1815.05 g/mol |
| Formule brute | C₇₈H₁₂₃N₂₃O₂₃S₂ |
| Séquence / nature | Tyr-Leu-Arg-Ile-Val-Gln-Cys-Arg-Ser-Val-Glu-Gly-Ser-Cys-Gly-Phe (HGH 177-191) |
| Pureté | ≥99% |
| Aspect | Poudre lyophilisée blanche |
Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.
Contexte de recherche
Ce fragment illustre une tentative de dissociation fonctionnelle : séparer une activité métabolique d’une activité de croissance portées par la même protéine. Que le mécanisme demeure non élucidé fait partie de l’intérêt du cas — il documente la difficulté de cette approche.
Mécanisme étudié
L’AOD-9604 correspond au fragment C-terminal 176-191 de l’hormone de croissance humaine, avec l’ajout d’une tyrosine N-terminale.
Le point déterminant est structural : ce fragment ne comporte pas les domaines de la protéine entière responsables de la liaison au récepteur de l’hormone de croissance. Il ne peut donc pas activer ce récepteur, et la littérature est explicite sur ce point — les effets rapportés, s’ils existent, ne passent pas par la voie GHR/JAK2/STAT5 classique.
Cette dissociation est précisément ce qui a motivé l’étude du fragment : identifier une activité métabolique séparable de l’activité de croissance. Les travaux in-vitro publiés portent sur des adipocytes en culture, avec mesure de la lipolyse par dosage du glycérol libéré dans le surnageant, et sur l’expression de la lipase hormono-sensible.
Le mécanisme moléculaire précis reste toutefois mal établi : aucun récepteur spécifique n’a été identifié pour ce fragment, ce qui constitue une limite reconnue du corpus.
Littérature in-vitro
Les modèles employés sont majoritairement des adipocytes 3T3-L1 différenciés. Les résultats varient sensiblement selon le protocole de différenciation, source connue de variabilité inter-laboratoires.
Points d’entrée bibliographiques
- PubMed — littérature évaluée par les pairs
- PubChem — profil chimique et données d’essai
- NCBI — références de méthodologie et de récepteurs
Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.
Distinguer ce composé de ses analogues
Fragment dépourvu des domaines de liaison au récepteur de l’hormone de croissance : les données portant sur l’hGH entière ne sont pas transposables.
Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.
Limites méthodologiques
L’absence de récepteur identifié pour le fragment constitue la limite centrale : les effets rapportés en culture ne peuvent être rattachés à une voie de signalisation définie. Les modèles d’adipocytes différenciés présentent en outre une variabilité inter-laboratoires importante liée au protocole de différenciation.
Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.
Paramètres analytiques
Fragment de 16 résidus comportant un pont disulfure. L’intégrité du cycle doit être vérifiée, la forme réduite n’ayant pas la même conformation.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Conservation | Conservation à −20 °C, à l’abri de la lumière |
| Solubilité | Soluble en eau bactériostatique (BAC) |
| Stabilité | Stable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C |
| Méthodes de contrôle | RP-HPLC · MS · NMR |
La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.
Concentrations résultantes
Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.
| Conditionnement | 1 ml | 2 ml | 3 ml |
|---|---|---|---|
| 10mg | 10.00 mg/ml | 5.00 mg/ml | 3.33 mg/ml |
Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.
Conception de protocole
Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.
La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.
La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.
Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.
Vérification du lot
Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :
- 10mg — rapport de lot disponible
| Conditionnement | Rapport de lot | Disponibilité |
|---|---|---|
| 10mg | Couvert | En stock |
Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.
Questions fréquentes
Comment se présente ce produit à la réception ?
Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.
Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?
L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.
Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?
La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.
Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?
Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.
Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?
Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.
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