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Dossier analytique

Ocytocine — dossier récepteur OXTR et sélectivité vasopressinergique

Nonapeptide cyclique, l'un des premiers peptides à avoir été synthétisés chimiquement.

6 min de lecture · Primal Research Desk · 2026-04-07

Ocytocine — illustration de dossier de recherche

Contenu source (FR) — la version française rédigée est produite lors de la passe de traduction finale.

Identité moléculaire

ParamètreValeur
Numéro CAS50-56-6
Masse molaire1007.19 g/mol
Formule bruteC₄₃H₆₆N₁₂O₁₂S₂
Séquence / natureCys-Tyr-Ile-Gln-Asn-Cys-Pro-Leu-Gly-NH₂ (disulfide bridge)
Pureté≥99%
AspectPoudre lyophilisée blanche

Les valeurs ci-dessus correspondent au lot en catalogue et sont reprises telles quelles depuis la fiche produit. Toute divergence entre ce dossier et la fiche doit être signalée avant utilisation.

Contexte de recherche

L’ocytocine occupe une place fondatrice en chimie peptidique : sa synthèse a démontré qu’un peptide biologiquement actif pouvait être reproduit chimiquement. Elle demeure un composé de référence pour la calibration de méthodes analytiques, indépendamment de son intérêt pharmacologique propre.

Mécanisme étudié

L’ocytocine est un nonapeptide cyclique dont la structure comporte un pont disulfure entre les cystéines en positions 1 et 6, formant un cycle à six résidus prolongé par une queue tripeptidique. Elle occupe une place historique en chimie peptidique, ayant été parmi les premières molécules de ce type synthétisées et caractérisées.

Son récepteur, l’OXTR, est un récepteur couplé aux protéines G de type Gq. Son activation déclenche la voie phospholipase C, la production d’IP3 et de DAG, et la mobilisation du calcium intracellulaire — signal mesurable en culture par sondes calciques fluorescentes, méthode standard des essais fonctionnels sur ce récepteur.

Un point pharmacologique important est la proximité structurale avec la vasopressine, dont elle ne diffère que par deux résidus. Cette similarité entraîne une réactivité croisée sur les récepteurs V1a et V2, documentée et quantifiée dans la littérature. Toute étude de sélectivité doit donc inclure ces récepteurs.

Littérature in-vitro

Les essais publiés reposent sur des lignées exprimant l’OXTR humain recombinant, avec mesure du calcium intracellulaire ou de l’accumulation d’IP1. La réactivité croisée vasopressinergique est un contrôle méthodologique attendu.

Points d’entrée bibliographiques

Ces liens constituent un point d’entrée dans la littérature et non une sélection éditorialisée. Aucune des sources citées ne se rapporte à un usage humain de ce matériau, et leur consultation directe est recommandée pour toute conception de protocole.

Distinguer ce composé de ses analogues

Ne diffère de la vasopressine que par deux résidus. Cette proximité est la raison structurale de la réactivité croisée et impose une confirmation d’identité par spectrométrie de masse.

Le numéro CAS porté sur la fiche produit est l’identifiant à retenir. Les dénominations commerciales, codes de développement et abréviations d’usage varient d’une source à l’autre et ne constituent pas une identification fiable.

Limites méthodologiques

La réactivité croisée avec les récepteurs de la vasopressine est la principale source d’interprétation erronée. Tout essai de sélectivité doit inclure V1a et V2 ; en leur absence, un effet attribué à l’OXTR peut relever d’une autre voie. Le pont disulfure est par ailleurs sensible aux agents réducteurs présents dans certains milieux.

Ces limites ne sont pas des réserves de forme : elles déterminent ce qu’un protocole employant ce matériau peut ou ne peut pas établir. Les expliciter dans le plan expérimental évite d’attribuer au composé une observation imputable au système de mesure.

Paramètres analytiques

Le pont disulfure est sensible à la réduction et à la réorganisation. Le contrôle analytique doit vérifier l’intégrité du cycle, un peptide linéarisé n’ayant pas les mêmes propriétés.

ParamètreValeur
ConservationConservation à −20 °C, à l’abri de la lumière
SolubilitéSoluble en eau bactériostatique (BAC)
StabilitéStable 24 mois à −20 °C ; 30 jours après reconstitution à 2–8 °C
Méthodes de contrôleRP-HPLC · MS · NMR

La reconstitution relève du protocole expérimental. Le volume de solvant détermine la concentration finale et n’est pas prescrit ici : il dépend de la conception de l’expérience et des conditions de l’essai.

Concentrations résultantes

Le tableau ci-dessous est arithmétique : il indique la concentration obtenue pour un volume de solvant donné, sans recommandation d’usage.

Conditionnement1 ml2 ml3 ml
10mg10.00 mg/ml5.00 mg/ml3.33 mg/ml

Ces valeurs supposent une dissolution complète et un contenu peptidique conforme au rapport de lot. Lorsque le contenu quantitatif réel diffère de la masse nominale — écart courant, lié aux contre-ions et à l’eau résiduelle — la concentration effective est inférieure à la valeur théorique. C’est précisément la raison pour laquelle le contenu quantitatif par flacon fait partie du protocole de vérification.

Conception de protocole

Trois points conditionnent la validité d’un essai employant ce matériau, indépendamment de la question posée.

La concentration effective n’est pas la concentration nominale. Elle dépend du contenu peptidique réel du lot, de la dissolution complète et de l’adsorption sur les parois du contenant. Un contrôle de concentration après reconstitution est préférable à l’hypothèse d’un rendement parfait.

La durée d’exposition réelle peut être inférieure à la durée nominale lorsque le composé est dégradé par le milieu. Vérifier la stabilité dans les conditions exactes de l’essai — milieu, sérum, température, durée — avant d’interpréter une absence d’effet.

Le bras de contrôle doit correspondre au véhicule effectivement employé, à la même concentration finale. Cette exigence est banale et reste la cause la plus fréquente de résultats non reproductibles.

Vérification du lot

Les conditionnements suivants sont couverts par un rapport Janoshik Analytical, consultable depuis la fiche produit :

  • 10mg — rapport de lot disponible
ConditionnementRapport de lotDisponibilité
10mgCouvertEn stock

Le programme de vérification porte exclusivement sur l’identité et la pureté du matériau, par chromatographie en phase inverse et spectrométrie de masse. Il ne couvre ni la stérilité, ni les endotoxines, ni aucune caractéristique microbiologique.

Questions fréquentes

Comment se présente ce produit à la réception ?

Sous forme de poudre lyophilisée en flacon scellé, expédiée sous emballage isotherme et neutre. Replacez le flacon à la température de conservation indiquée dans les spécifications dès réception.

Quel solvant utiliser pour la reconstitution ?

L’eau bactériostatique est le solvant de reconstitution usuel pour les peptides lyophilisés en contexte de laboratoire. Le volume relève du protocole expérimental et de la concentration recherchée ; nous ne fournissons aucune recommandation de dosage.

Combien de temps le matériau reste-t-il stable ?

La fenêtre de stabilité figure dans le tableau des spécifications de cette fiche, avant et après reconstitution. Ces valeurs correspondent aux conditions de conservation indiquées ; toute variation de température les raccourcit.

Le rapport d’analyse correspond-il exactement à mon flacon ?

Le rapport lié sur cette page correspond au conditionnement sélectionné. Chaque rapport est émis par Janoshik Analytical à partir d’un échantillon soumis anonymement, et porte sur l’identité et la pureté du peptide.

Ce produit peut-il être utilisé sur l’être humain ou l’animal ?

Non. Il s’agit d’un matériau de référence de qualité analytique destiné exclusivement à la recherche in-vitro en laboratoire. Toute administration à l’être humain ou à l’animal est exclue, et aucune allégation thérapeutique, diagnostique ou médicale n’est formulée.

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